Rocroy Charleville-Mézières
Le 10 Octobre 2024, Multi’form nous entraîne à Rocroy visiter la cité étoilée et à Charleville-Mézières à la rencontre d’ Arthur Rimbaud et visiter le musée de l’Ardenne.
Nous partons 63 participants de Cambrai, Caudry et Le Cateau vers 8h30 dans un bus conduit par David. Nous voyageons sous la pluie qui nous accompagne jusqu’à Rocroy.
A Rocroy, nous nous arrêtons sur un parking pas très loin de l’office du tourisme pour manger notre croissant habituel dans le bus, puisqu’il pleut toujours . Nous allons ensuite à l’office du tourisme pour la pause pipi qui a duré un certain temps puisqu’il n’y avait qu’un WC.
La guide nous explique que, vu le mauvais temps, il nous est impossible de faire la visite prévue. A la place, nous entrons dans le musée de la bataille de Rocroy . Celui-ci est construit sur un ancien corps de garde construit en 1691. Là, nous visionnons un petit film qui nous raconte la bataille de Rocroy gagnée par le grand Condé mettant fin à la domination espagnole sur cette partie du royaume de France.
Dans le musée, nous voyons un magnifique plan relief représentant cette ville étoilée en 1889. Puis nous regardons 2500 figurines qui retracent la célèbre bataille de 19 Mai 1643 et 4 beaux mannequins qui représentent le conseil de guerre.
La pluie se calme un peu. Avec la guide, nous entrons dans le bastion de Dauphin construit en 1883 pour être un hôpital de siège militaire mais qui n’a jamais servi . Aujourd’hui, on voit au fond une belle cheminée qui sert lors de manifestations festives.
Puis, la guide nous emmène visiter quelques points particuliers des fortifications . En 1545, François Ier s’inquiète déjà de la défense du royaume mais c’est sous Henri II en 1555, que les premières fortifications sortent de terre.
Nous longeons l’ancien arsenal construit en 1692 et qui pouvait contenir 20 000 fusils , 1 000 barils de plomb et 70 rouages de canon, puis l’ancienne poudrière avec des murs de 7m d’épaisseur, les anciennes écuries du gouverneur puis, la caserne Maguenat construite entre 1829 et 1834.
Nous arrivons sur la place d’Armes et nous courons nous mettre à l’abri sous la halle qui servait à l’origine de poste de garde et d’écurie . Elle fut détruite en 1887 pour cause de vétusté et reconstruite en 1996 pour servir de marché couvert. De là, on peut voir l’église Saint-Nicolas construite en 1844 avec une façade en style néo-classique. De belles maisons entourent cette place d’Armes dont la plus ancienne date de 1676 ( la date est inscrite sur sa façade) . On peut voir aussi l’hôtel de ville de style néo-classique construit en 1822. Au centre de cette place, se trouve une magnifique fontaine en pierres bleues.
Rocroy est une ville pleine de richesses historiques et c’est bien malheureux que la pluie nous ait empêché d’en faire de tour et de la découvrir. Il faudra revenir !
Il est midi, il est temps de reprendre le bus.
Nous nous dirigeons vers Charleville-Mézières où nous sommes attendus au « Garden Ice Café ». Nous nous installons sur de grandes tables où on nous sert :
- en entrée : quelques morceaux de saumon
- en plat : une blanquette de veau avec du riz
- en désert : un gâteau au chocolat bien garni en crème chocolatée
- comme boisson : une bouteille de vin blanc, une bouteille de vin rouge, une bouteille d’eau pétillante et de l’eau plate pour toute la table
- puis un café.
Vers 14h30, il ne pleut plus. Donc nous allons vers l’office du tourisme rencontrer notre guide qui doit nous parler de la vie d’Arthur Rimbaud né et enterré à Charleville.
La guide nous emmène devant la maison natale d’Arthur Rimbaud. Il est né le 20 Octobre 1854 au 2ème étage, dans une famille bourgeoise traditionnelle et conservatrice. Il est le 2ème enfant d’une fratrie de 5. Son père est militaire souvent absent. Sa mère, dévote, austère et exigeante est la fille de propriétaires ruraux. Elle élève seule ses 5 enfants. La guide nous fait passer ensuite devant la cathédrale où a été fait l’enterrement de Rimbaud. La guide nous explique alors ses errances dans le monde, sa vie en Éthiopie où il y a vécu 10 ans du commerce et du transport de toutes sortes , entre autre de drogues et d’esclaves. Là il se blesse le genou qui dégénère en synovite puis en gangrène. Il se fait rapatrier en France et arrive à Marseille où il faut l’amputer. Pendant sa maladie, une de ses sœurs vient pour le soutenir et transcrit, dans des cahiers, tout ce que Arthur peut lui raconter sur sa vie et ses poèmes . C’est d’ailleurs elle qui, après la mort de son frère fait éditer ses poèmes qui ont eu beaucoup de succès. Finalement Arthur Rimbaud n’a été connu et n’ a connu le succès qu’après sa mort. A Marseille, Rimbaud meurt le 10 Novembre 1891 à 37 ans. Sa mère le ramène à Charleville-Mézières où il est enterré dans le caveau familial. Malheureusement, nous n’avons pas le temps d’aller jusque là.
Puis la guide nous entraîne vers le collège où Rimbaud a passé son enfance et une partie de son adolescence. C’était un très bon élève et grâce à son professeur de rhétorique, il découvre les parnassiens et commence à écrire des vers qu’il essaie de publier dans le journal local mais cela ne marche pas. Alors il fait de nombreuses fugues et lors de ses fugues à Paris, il rencontre Verlaine avec lequel il commence une vie de bohème faite d’errance, d’alcool et de drogue. Il rencontre de nombreux écrivains de cette époque et parcourt l’Europe où il apprend l’anglais, l’italien et même l’arabe. Il part alors en Afrique et termine son errance en Éthiopie.
Puis, nous nous dirigeons vers le Musée de l’Ardenne. Au sein d’un écrin exceptionnel à l’architecture de verre et d’acier, le musée nous fait découvrir l’histoire de l’Ardenne, où depuis la nuit des temps, on exploite le bois, l’ardoise et le fer. Une nouvelle guide nous entraîne au 1er étage où dans la première salle, nous voyons toute une collection d’armes : carabines, pistolets et même un canon. C’est Charles de Gonzague qui fait une première commande d’armes auprès des armuriers ardennais Et au milieu du 17ème siècle, s’établit à Charleville le commerce d’armes favorisé par Louis XIV qui voulait équiper son armée de carabines. En 1836, la manufacture ferme ses ateliers. De cette salle, nous avons une vue sur la place Ducale cœur de la cité et pièce maîtresse de l’ensemble urbain voulu par le prince Charles de Gonzague duc de Nevers en 1606. Le nom de Charleville est tiré du prénom Charles !
Dans une autre salle, nous voyons les plans relief de la ville de Mézières petite cité le long de la Meuse puis les débuts de la ville de Charleville .
Dans une autre salle, nous voyons de nombreuses peintures de portraits d’hommes célèbres peints par les artistes du coin comme Eugène Dumas
Puis, nous passons devant l’apothicairerie de l’hôtel Dieu de Saint Louis de Charleville vers 1750.
Nous montons ensuite au 2ème étage pour voir la collection de marionnettes venues du monde entier
C’est Jacques Félix, qui a 17 ans, tombe amoureux d’une marionnette. De cette passion, il en fait un art et fonde la compagnie des petits comédiens de chiffons. Charleville devient alors la capitale de la marionnette. Tous les 2 ans se produit alors le festival de la marionnette qui attire tous les marionnettistes du monde entier.
A cet étage, est installé l’intérieur d’une maison de paysans ardennais où on peut voir tous les objets utilisés dans la vie courante aux siècles précédents.
Il est 17h, nous devons repartir mais nous nous arrêtons un instant sur la place Ducale pour admirer l’architecture de l’ensemble voulu par Charles de Gonzague qui a fait appel à l’architecte Louis Métezeau qui avait réalisé la place des Vosges à Paris.
Nous reprenons le bus pour le voyage du retour. Il se remet à pleuvoir. Nous nous arrêtons en route pour la traditionnelle coupe de bulles mais comme il pleut toujours nous la consommons dans le bus.
Le reste du voyage se fait tranquillement et vers 20h 30 tout le monde rentre chez soi un peu déçu du mauvais temps mais ravi des visites que nous avons faites avec l’espoir de retourner à Rocroy faire le tour des fortifications que nous n’avons pas vues en entier