Le 18 Juin 2026, avec Multi’form nous sommes allés faire une visite à Van Gogh et prendre un verre d’Absinthe à Auvers-sur-Oise.
Nous partons 55 personnes de Caudry et Cambrai entre 7 h et 7h30 sous une température de 19°C
La route s’est déroulée sans problème particulier à part un léger ralentissement à 33km de Paris. Comme nous sommes attendus à Auvers vers 10h, nous n’avons pas le temps de nous arrêter pour le pipi et le croissant traditionnel.
Nous arrivons à Auvers vers 10h et le bus se gare sur le parking de la gare où, rapidement, nous mangeons notre croissant et buvons notre bouteille d’eau
Rapidement nous grimpons vers l’office du tourisme où nous attendent 2 guides. Nous sommes partagés en 2 groupes et chacun suit son guide.
Le nôtre est une jeune fille qui nous raconte sur place les débuts de la vie de Vincent Van Gogh
Il est né en 1853 dans un petit village des Pays-Bas dans une famille protestante dont le père est pasteur. Il est né après la mort d’un premier enfant du couple au nom de Vincent . Les parents n’ont rien de trouver de mieux que d’appeler le nouvel arrivant Vincent. Ce prénom a perturbé notre Vincent toute sa vie Au début on parlait de mélancolie puis c’est devenu peu à peu des dérèglements psychologiques qui l’ont entraîné dans des excès de toutes sortes, sentimentaux, amicaux ce qui l’a, lors d’une dispute avec Gauguin, fait de se tailler l’oreille. Il a même séjourné pendant 1 an dans un asile psychiatrique de Saint Rémy. Son Frère Théo l’a beaucoup soutenu et l’a recommandé à un médecin psychiatre de Auvers, le Docteur Paul Gachet. Vincent Van Gogh est donc arrivé à Auvers-sur-Oise le 20 Mai 1890 et est devenu l’ami du Docteur Gachet.
La guide nous entraîne sur la place de la marie où se trouve le petit hôtel où a séjourné notre peintre pendant 70 jours grâce aux 150 francs que lui donnait son frère Théo . Pendant la journée Vincent parcourait le village et peignait tout ce qui l’intéressait .. Il a peint 75 toiles, certaines des portraits comme celle des filles de l’hôtelier ou celui du docteur Gachet. Nous nous arrêtons devant la peinture de la mairie faite le 14 Juillet 1890.
Nous nous dirigeons vers l’escalier, peint par VanGogh, qui monte vers l’église . Nous ne l’empreintons pas parce trop dur à monter mais nous le contournons par une montée assez abrupte. Elle nous mène à l’église Notre Dame de l’Assomption.
Les plus courageux continuent à grimper vers le cimetière où est enterré Vincent VanGogh
Son désespoir d’être toujours à la charge de son frère et son état mental l’ont conduit, le 27 Juillet 1890, seul dans les champs, à se tirer une balle dans la poitrine , volontairement ou non , on ne le saura jamais . Il a encore eu la force de rentrer, à pied, seul chez lui mais il a agonisé 2 nuits et 1 jour sous les yeux des 2 médecins d’Auvers qui ne pouvaient rien faire et de son frère arrivé très vite à son chevet . Il a été enterré dans le cimetière d’Auvers mais la cérémonie religieuse n’a pas été faite à Auvers . Le curé a refusé de faire la messe d’enterrement parce que Vincent Van Gogh était protestant et qu’il s’était suicidé ! Son frère Théo, malade et fatigué, l’a suivi dans la mort 6 mois après. C’est la femme de Théo qui a voulu qu’il soit incinéré près de son frère. Et c’est aussi elle qui a tout fait pour que soit reconnu le talent de ce peintre qui, de son vivant, n’avait vendu qu’une seule toile.
Les moins courageux, dont je fais partie, sont restés à l’ombre puis sont allés visiter cette église du XIII siècle
En redescendant, la guide nous récupère et nous conduit vers notre restaurant « le Café de la Paix »
Nous sommes accueillis dans une salle immense et nous nous installons sur 2 grandes tables.
Nous consommons :
- une salade de gésiers
- un dos de lieu jaune sauce évrevisse avec du riz et des haricots verts
- une tarte tatin
- comme boisson : eau à volonté, un verre de vin rouge ou rosé ou blanc et une tasse de café
Vers 14 h, sous une chaleur intense, nous nous dirigeons, à pied, vers le musée de l ‘Absinthe
Nous sommes accueillis par un guide dans un petit bar. Celui-ci nous montre comment on prépare cette liqueur appelée « la fée verte ». Dans un verre haut et large, on verse 3 à 4 ml d’absinthe. Une cuillère percée est placée sur le verre sur laquelle on place un demi-sucre. Puis on verse goutte à goutte de l’eau sur le sucre. L’eau sucrée tombe sur l’absinthe et la dilue. 5 volumes d’eau ramène l’absinthe à 13°.
Puis notre guide nous parle des plantes qui contribuent à sa fabrication. Il nous entraîne alors dans le jardin et nous montre les différentes plantes qui entrent dans la fabrication de cet alcool: la grande et la petite absinthe, l’armoise, l’anis vert et le fenouil.
Nous rentrons dans le bar et nous dégustons cette fameuse liqueur. Pendant notre dégustation, le guide nous raconte l’histoire de cet élixir.
En 1798, une suissesse la Mère Henriod fabrique un élixir avec toutes les plantes qu’elle trouve dans la campagne et en donne à des malades qui s’en trouvent bien. Un commerçant français, le Major Dubied, lui rachète sa formule et avec le jeune Henri-Louis Pernod qui connaît l’art de la distillation

fonde la première distillerie à Couvet en 1798. Puis en 1805 Henri-Louis fonde sa première entreprise à Pontarlier sous le nom de PERNOD FILS. A partir de 1900, de nombreuses distilleries voient le jour à Pontarlier puis dans toute la France. Cet élixir quitte bientôt les officines pour se faire une place dans les armées où les soldats en buvaient pour atténuer leur douleur dans les combats, puis dans les cafés, lieux de vie sociale et artistique où entre 6 et 7h du soir on consommait cette fée verte .
Vu les dégâts médicaux occasionnés par une grande consommation d’absinthe, les nombreuses ligues antialcooliques et même les vignerons qui voyaient la chute de leur vente de vin, ont demandé au président Raymond Poincarré d’interdire la fabrication, la circulation et la vente de l’absinthe. Cela a été fait, en France, le 16 Mars 1915

Nous passons ensuite dans les petites salles du musée où sont exposés tout ce qui est nécessaire pour consommer ce breuvage : les appareils pour faire couler l’eau goutte à goutte, des verres de toutes tailles et formes, des cuillères percées dont la première a été trouvée sur un étal de marché et est allée à Los Angeles pour le film Dracula, de nombreuses affiches vantant les bienfaits de cet élixir
Nous retournons dans le jardin prendre un peu de frais avant de repartir vers la gare où est garé notre bus. à l’ombre et qui marque la température de 37°C
Nous repartons vers 16h30 . Au bout de 2 h nous nous arrêtons pour une pause pipi mais pas de bulles : l’alcool de ce midi , l’absinthe de cet après-midi et la chaleur ne nous encouragent pas à boire nos bulles habituelles
Nous repartons tranquillement. Mais en Picardie après Roye sous un ciel noir d’orage, notre bus est secoué par de nombreux coups de vent violents suivis par une pluie violente avec des grêlons si gros qu’on les entend sur la carrosserie du bus. La route devant nous devient invisible et la température descend à 20°C . Notre chauffeur a su bien maintenir la barque. Bravo à lui surtout que nous avons ce temps jusqu’à Cambrai . A Caudry cela se calme un peu, de sorte que chacun part rapidement vers sa voiture sans se dire au revoir.
A part ce retour mouvementé, cette journée fut enrichissante et agréable